lundi 13 février 2012

Poèmes

 Ma vie n'est que ponctuation (devant la maladie)


Je marchais sur une ligne droite
parfois courbe ou étroite,
mais un jour, des virgules se sont mises sur mon chemin
obligée de marcher moins vite, moins loin
puis des points se sont mis sur les virgules
rendant la marches plus rude
comme sur une terre hostile, malabile
aujourd'hui ma vie est entre parenthèses
sur mon clavier blanc, des dièses
comme sur un fil, en suspension, 
toujours peur de tomber plus bas et ne pas me relever
je suis dans l’interrogation, l'explosion plutôt que l'exclamation
je ne veux plus de cette vie entre guillemets
mais le calme après la tempête
vivre comme si les jours étaient fête.





glisse sur la ligne
petites notes noires ou blanches
quand trop longue est la nuit

danse sur mon ciel obscurci
comme on danse sous la pluie
fais moi sentir la chaleur du soleil

chante moi tes mélodies
caresse mes oreilles
de tes sons infinis


berce moi, comme on berce un enfant
avec tes tendres chants


non, ne t'arrête pas de glisser
sur ce trait long comme l'infini
montre moi les couleurs de la vie





j'ai mis mes mains sur le clavier
petite que je suis devant ta grandeur
comme pour toucher le ciel
comme pour être près de ton coeur

j'ai joué une mélodie
pour te dire merci
pour la paix et les grâces infinies
pour le don de la vie

et mes yeux se sont fermés
mes doigts ont voulu se croiser
pour implorer le ciel
mais ils ont continué à jouer

à jouer ces quelques notes
cette simple mélodie
et comme un présent
je t'offre tout ce que je suis







mon coeur parle devant tant de bonheur
et il pleure devant tant de souffrance
si je ressens c'est que je suis vivante
et si on veut me mettre un baillon
le verbe aura toujours raison
mon esprit sans cesse prend ses ailes
et les mots s'envolent et s'emmelent
si j'écris c'est que je suis libre
libre d'aimer, de chanter et de dire
que tant qu'il y aura les vie
il y aurai de la poésie


Pour Marie V.

J'ai vu du bleu, comme un ciel sans nuage
j'ai vu du bleu, comme le pain qu'on partage

bleu comme la mer immense
mais les nuages ont cessé
et sur le port, elle s'est reposée
comme fatiguée du voyage

j'ai vu du bleu, dans son âme
des souvenirs cruels
maintenant oubliés

j'ai vu du bleu, comme l'encre qui a coulé
pour écrire tous ces maux
les déposer comme un lourd fardeau

j'ai vu du bleu dans ses yeux
comme l'air qu'elle respire
quand elle a ouvert sa fenêtre
elle a laissé rentrer la vie  



Ô ma douce rêveuse
ne cesse de rêver, sous la lune radieuse
laisse tes songes s'envoler
vers d'autres galaxies, d'autres cieux
il fait noir, mais  entends tu la voix des étoiles 
sublimes qui te chantent la mélodie de l'espoir
ô ma douce rêveuse, quand tu t'endors
accueille le sable d'or qui te fera fermer les yeux
mais en attendant l'aurore
rêve, rêve, encore de rires et de partages
 sous la lune qui te sourie




  

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